La technique en escalade comporte plusieurs volets, la confection des noeuds, les manips, le matériel et surtout la gestuelle. Ce volet concerne tous les mouvements spécifiques à l'escalade. Les voici exposés dans cette page. La liste n'est pas encore exhaustive, elle va être complétée dans les semaines à venir.
A venir |
Le blocage |
Le Derviche |
La Lolotte |
L'opposition |
Le Croisé |
Le grenouillage |
Le pied main |
Crochetage |
Le coincement |
Le jeté |
Tendue |
Pincette |
La lunule |
L'inversée |
Le bi doigt |
La réglette |
Le monodoigt |
La paume |
No foot |

Les préhensions |
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L'applat |
Bien connu des bleausards, comme son nom l'indique il s'agit ici d'une prise plane sur laquelle la main va venir se poser en adhérence. Il est bien évident que plus il y a de surface de main en contact avec le rocher et plus l'adhérence sera importante. Le coude doit rester le plus près possible du rocher sous peine de voir sa main glisser. |
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Semi-arquée |
C'est une position intermédiaire entre la préhension arquée et l'applat. Ici les deux dernières phalanges de la main forment un angle droit avec la première phalange et le reste de la main. Elle est nettement moins traumatisante que la préhension Arquée et plus rassurante que la tenue d'un applat. |
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L'arquée |
Elle est adoptée naturellement par la plus part des grimpeurs car elle est très sécurisante. Pourtant ce genre de préhension est très traumatisante pour les doigts (attention aux poulies). Elle permet de tenir des réglettes plus ou moins teigneuses. Comme on le voit sur la photo ci-contre on peut améliorer la préhension en amenant le pouce au dessus de l'index et du majeur. C'est ce que l'on appelle un verrouillage. On peut encore s'aider de la paume de la main en appuis sur le rocher. |
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Verticale |
Comme son nom l'indique la préhension est uniquement verticale. Il est évident que ce genre de prise doit être utilisé avec un mouvement d'opposition. La main tire vers la droite et les pieds poussent vers la gauche ou inversement. C'est le genre de prise type que l'on rencontre en fissure granitique. |
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Bac |
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Le bac ou bacasse est une grosse prise que l'on peut saisir à pleine main, bien crochetante. C'est de loin la prise préférée des grimpeurs, grace à son coté rassurant, facile à tenir. |
Les mouvements |
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Dülfer |
Technique d'escalade inventée par Hans Dülfer en 1913 qui consiste à remonter une fissure en utilisant des mouvements d'opposition pieds mains. Cette technique assez physique fonctionne bien si les pieds et les mains sont suffisamment rapprochés. Les pieds qui traînent trop bas risquent fort de glisser. Voir la photo ci-contre. |
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Le drapeau |
C'est une position, plus qu'un mouvement, permettant de garder le corps plaqué contre la paroi afin d'éviter un déséquilibre. Une main et le pied du même coté sont sur les prises et le pied libre vient s'appuyer fortement sur la paroi au delà de la ligne joignant ces prises en passant par dessus la jambe d'apuis. Il permet non seulement de stabiliser le corps mais prépare au mouvement suivant. Il n'y a plus qu'à pousser sur le pied pour s'élever avec un effort minimum au niveau du bras. C'est un mouvement économique en énergie. |
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Position lattérale |
C'est la clé de l'escalade en dévers. On est en général pied et main opposés, en carre externe. Si on veut aller chercher une prise située à droite par exemple, on va se placer sur deux prises, main gauche et pied droit, donc le coté droit du corps contre la paroi. Il n'y a plus qu'à pousser sur la jambe droite. Cette position ne demande pas de gainage important comme ce serait le cas si l'on restait face à la paroi. Elle maintient le centre de gravité près de la paroi minimisant l'effet de la pesanteur. Elle est très économe pour les bras. |
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Autres éléments |
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La chute |
Il y a beaucoup à dire sur la chute. Tant que l'escalade était une discipline d'entraînement pour l'alpinisme, la chute était considérée comme à éviter à tout prix, interdite. On comprend pourquoi en alpinisme où les structures de rochers sont souvent plus ou moins chaotiques. L'escalade étant devenue une discipline à part entière et les falaises de plus en plus aseptisées, la chute a été intégrée dans l'activité. Maintenant il est courant de faire des écoles de vol en salle pour se préparer à la chute. Bien que devenue chose courante, la chute n'est tout de même pas sans danger. Il est essentiel de savoir se réceptionner contre le rocher en se protégeant avec les pieds et les mains. Une chose à éviter à tout prix est la chute tête en bas, cas qui se présente lorsque l'on grimpe en tête avec la corde passant derrière une jambe. Lors de la chute on a inévitablement retournement et impossibilité de se réceptionner correctement sur le caillou. Le port du casque est fortement recommandé. Pour plus de données techniques voir la page Notions de physique où les notions de facteur de chute et de force de choc sont expliquées. |
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L'adhérence |
On en parle surtout pour le pied. Dans ce cas le pied n'est pas posé sur une prise mais plus ou moins à plat contre le rocher. La structure de la surface rocheuse combinée aux propriétés "adhésives" de la gomme du chausson fait que le pied tient comme collé à la paroi. L'adhérence des mains se fait sur des applats. Voir plus haut. |
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| Bras tendus | Même s'il ne s'agit pas d'un mouvement particulier, c'est une notion essentielle en escalade, surtout en dévers. Il est énergétiquement plus économique de tenir une position (pour équiper, ou pour observer la suite de la voie, par exemple) bras tendu que bras plié. Il vaut mieux plier les jambes, s'acroupir, repérer le mouvement suivant puis pousser sur ses jambes afin de l'effectuer plutôt que de rester bras pliés pendant l'observation. |
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